Agnès VARDA : cinéaste, photographe et plasticienne

« On est ouvert au hasard et le hasard apporte les choses »

Biographie

Agnès Varda, née Arlette Varda le à Ixelles (Belgique) et morte le à Paris, est une photographe, réalisatrice de cinéma et plasticienne française. Elle grandit à Sète où sa famille s’est réfugiée en 1940 puis part à Paris pour y étudier la photographie.

En 1949, elle accompagne le metteur en scène Jean Vilar et se fait connaître en photographiant la troupe du Théâtre National Populaire dont elle devient la photographe officielle.

Elle tourne son premier film en 1954 : « La Pointe courte« , avec deux comédiens du TNP, Philippe Noiret et Silvia Monfort.
En 1961, elle réalise « Cléo de 5 à 7 » qui remporte un vrai succès et scelle son destin de cinéaste. Dans les années 70, elle part à plusieurs reprises à Los Angeles et y tourne deux documentaires. Agnès Varda est une cinéaste éclectique qui aime mélanger les genres documentaires et fictions , les formats longs-métrages et courts-métrages.

Elle remporte en 1985 le Lion d’or à Venise pour son film « Sans toit ni loi« .

A la mort de son époux Jacques Demy en 1990, elle tourne un film hommage « Jacquot de Nantes« . Puis en 2000, la cinéaste renoue avec le succès du public grâce à un documentaire « Les Glaneurs et la Glaneuse ». Depuis 2006 Agnès Varda se lance aussi dans activité d’artiste visuelle en proposant des installations dans différentes expositions d’art contemporain.

En 2008, elle sort en guise d’autoportrait le long-métrage « Les Plages d’Agnès » qui reçoit le César du meilleur film documentaire. Au Festival de Cannes de 2015, la Palme d’honneur lui est décernée. Et fin 2017, elle reçoit un Oscar d’honneur. Elle est la première femme (réalisatrice) de l’histoire du cinéma mondial à accéder à une telle reconnaissance.

Baccalauréat. Cours du soir de photo. Auditeur libre à la Sorbonne et à l’Ecole du Louvre. Photographe au Festival d’Avignon puis au T.N.P. dirigé par Jean Vilar. Écrit, réalise et produit son premier long-métrage en 1954, La Pointe courte. Cléo de 5 à 7 (1961) est unanimement salué. Ensuite alterneront courts et longs métrages, documentaires et fictions, parmi lesquels Le bonheur (1964, Ours d’Argent à Berlin), Sans toit ni loi (1985, Lion d’Or à Venise), Les Glaneurs et la Glaneuse (2000), Les Plages d’Agnès (César 2009), Visages Villages co-réalisé avec l’artiste JR (2017, sélectionné aux Oscars 2018).

  • Artiste dans l’âme

    Son goût pour la peinture, la sculpture, l’art en général se retrouve dans son travail. ‘Les Glaneurs et la glaneuse‘ et ‘Deux ans après’ en sont une très bonne illustration. On retrouve en permanence dans son œuvre cet amour des peintres et de la représentation. Aussi bien dans ‘Jane B. par Agnès V‘ (références à Goya) que dans la double page de son livre ‘Varda par Agnès’ où elle a reproduit son Autoportrait à Venise parmi quelques hommes de Gentile Bellini, une image où elle se met en scène.

Nominations

Plusieurs lieux portent son nom en France :

  • des salles de cinéma à La Tranche-sur-Mer en Vendée, à Beauvais dans l’Oise, à Juvisy-sur-Orge dans l’Essonne et à Joigny dans l’Yonne,
  • une médiathèque à L’Isle-d’Abeau en Isère,
  • un collège à Ligné en Loire-Atlantique,
  • une traverse (ruelle) dans le quartier de la Pointe courte à Sète dans l’Hérault où elle tourna son premier long métrage, La Pointe courte (1955),
  • une école maternelle de Sète,
  • une école de photographie et de techniques visuelles à Bruxelles en Belgique,
  • un amphithéâtre de l’Université Clermont-Auvergne à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme.
Sources et illustrations
 
 
 
 
 
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