Aurélien Barrau

Études

  • Classe préparatoire aux grandes écoles au lycée Pasteur (Neuilly-sur-Seine) en 1990-1992.
  • Ingénieur diplômé de l’École nationale supérieure de physique de Grenoble (aujourd’hui fondue dans Grenoble INP-Phelma) en 1995, major de promotion.
  • Diplôme d’études approfondies en physique de la matière et du rayonnement (filière physique subatomique) de l’université Joseph-Fourier (Grenoble-I) en 1995, major de promotion, mention TB.
  • Doctorat de l’université Joseph-Fourier, délivré le 19 février 1998 avec la mention très honorable et les félicitations du jury. Titre de la thèse : « Astrophysique gamma de très haute énergie, étude du noyau actif de galaxie mrk501 et implications cosmologiques ». Travail mené au LPNHE-Paris.
  • Habilitation à diriger des recherches (HDR), délivrée le 15 juin 2004. Titre du mémoire : « À la lumière des trous noirs primordiaux ».
  • Doctorat de l’université Paris-Sorbonne, délivré le 21 janvier 2016 avec la mention très honorable et les félicitations du jury. Titre de la thèse : « Anomies : une déconstruction de la dialectique de l’un et de l’ordre, entre Jacques Derrida et Nelson Goodman ». Travail mené aux archives Husserl de l’École normale supérieure.

Activités scientifiques

Les activités expérimentales d’Aurélien Barrau ont porté sur l’astronomie gamma : il a étudié l’émission à très haute énergie des quasars — ou noyaux actifs de galaxies — et utilisé ces résultats, avec Jean-Loup Puget (responsable de l’expérience Planck), pour une mesure originale du fond diffus infrarouge venant des premières galaxies. Il s’est ensuite tourné vers l’expérience de recherche d’antimatière et de matière noire AMS, actuellement en fonctionnement sur la Station Spatiale Internationale ; puis vers le très grand télescope LSST destiné à la compréhension de l’énergie noire, dont il est responsable de l’étalonnage de la caméra.

Ses activités théoriques se sont portées sur les couplages entre les champs quantiques et les trous noirs. Il a montré que l’évaporation de Hawking des trous noirs gardait l’empreinte de l’existence éventuelle de dimensions supplémentaires3 ou d’une modification de la théorie gravitationnelle et a proposé de nouvelles manières de rechercher des trous noirs primordiaux. Il a également suggéré un scénario original de recherche d’effets de gravitation quantique « locale » avec les trous noirs. Dans le domaine de la cosmologie quantique, il a étudié les conséquences observationnelles, dans le rayonnement cosmologique fossile, des effets qui pourraient avoir eu lieu proche du Big Bang. Il a proposé — en particulier avec Martin Bojowald — un modèle de « Big Bounce », issu de la gravitation quantique à boucles, où le temps disparaîtrait à très haute densité et où la structure de l’espace-temps deviendrait euclidienne. Il travaille également, avec Carlo Rovelli, sur la possibilité que les trous noirs soient en réalité des objets en rebonds ou « étoiles de Planck ». Il a suggéré des moyens nouveaux pour observer des phénomènes qui auraient eu lieu avant le Big-Bang grâce aux ondes gravitationnelles. Il a émis différentes hypothèses originales sur le rôle de la constante cosmologique, la nature de la matière noire et l’interprétation de la mécanique quantique.

Il est membre — avec Roger Penrose et Lee Smolin — du conseil scientifique du centre Sami Maroun pour la gravitation quantique.

Il interagit également avec des artistes, écrivains et cinéastes, notamment Michelangelo Pistoletto (dans le cadre d’une rencontre au musée du Louvre)13, Olafur Eliasson (dans le cadre du Palais d’hiver de Vienne), Hélène Cixous (dans le cadre de la Maison de la poésie) et Claire Denis (dans le cadre du long métrage High Life). Il est membre du comité de rédaction de la revue de poésie Hors sol15, de la revue culturelle Diacritik, ainsi que président d’honneur de Formes élémentaires, association qui a pour but l’élaboration d’expositions d’art contemporain en dialogue avec les sciences17.

Il est également docteur en philosophie de l’université Paris-Sorbonne (thèse affiliée aux archives Husserl de l’ENS de Paris) et a collaboré avec Jean-Luc Nancy.


« Au CERN, à Genève, la communauté internationale a construit un fleuron de technologie scientifique : le grand collisionneur de particules LHC. Celui-ci permet à des protons ayant une énergie environ 1000 milliards de fois plus grande que celle de la lumière visible d’entrer en collision. Grâce à la fameuse équivalence masse-énergie (E=mc2), il est ainsi possible de créer de nouvelles particules. C’est de cette manière que le « boson de Higgs » a effectivement été découvert. Le succès est incontestable. Même s’il est honnête de rappeler qu’il ne constitue pas une surprise mais plutôt la corroboration de ce qui était déjà connu et que les véritables « nouvelles » particules tant attendues manquent toujours à l’appel.  » …

Sources et liens :
 

Simulation d’un trou noir.

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