Je vous présente sur cette page, quelques uns de mes essais poétiques composés à partir 2005.

Chant aérien

C’est un chant si léger, impalpable, aérien,
Qu’il semble pouvoir naître d’un seul souffle, d’un rien

C’est le chuchotement des étoiles lointaines
Dont les voix vont mourir quand elles nous atteignent,
Ou bien parfois peut-être une aile qui nous frôle,
Une fée, un feu follet, un ange, un troll
Créatures magiques engendrées par la nuit,
Dansant leurs farandoles sans un mot, sans un bruit…

Ce n’est pas un néant, ce n’est pas une absence,
Mais la nuit célébrant le silence,
S’unissant quelquefois dans l’ombre bleue et nue
A des voix sans visages consumées d’absolu.

Les mots

Ressentir la joie du mot qui se vit comme une larme,
S’écoule dans une rivière et lui donne vie.
Beauté du récit qui vogue sous les strass
De nos esprits en perdition.

Vivre des mots pour ne pas pleurer une nuit sans étoiles.
Vivre des mots pour ne pas périr, là, maintenant.


Vivre des mots pour te voir un jour,
Au cours de ce temps sans fin,
Sans fond comme un gouffre.

Vivre des mots pour te voir demain avec le soleil
Et le temps d’embrasser ton visage.

Vivre des mots repas de tous les jours pour nous rencontrer,
S’adonner aux plaisirs de raconter
Des histoires fabuleuses, impensables, irréelles.

Vivre des mots, une seconde, une minute, et te voir sourire.
Et ne pas oublier que le temps est éternité.
 

Plaisir artistique

Lorsque la nuit s’abandonne
A la quiétude au silence
Un long concerto s’élance
Et danse.
Et l’œuvre musicale
Provoque en moi une jubilation réelle
Je l’imagine pittoresque, lente, indatable,
Aux allures de bleues,
Sous forme d’offrande,
Pareille à une délivrance,
Une délicate rumeur d’ivoire,
Une gourmandise de décembre.
Elle me retient piégée
Dans le bleu de mes songes
Comme un tableau de Rubens,
Une caravane de jardins rouge et or,
Et mon corps éclaté
Dans le scintillement des étoiles

Toujours.


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