Chant aérien

C’est un chant si léger, impalpable, aérien,
qu’il semble pouvoir naître d’un seul souffle, d’un rien…

C’est le chuchotement des étoiles lointaines
dont les voix vont mourir quand elles nous atteignent
ou bien parfois peut-être une aile qui nous frôle…
une fée, un feu follet, un ange, un troll,
créatures magiques engendrées par la nuit,
dansant leurs farandoles sans un mot, sans un bruit…

Ce n’est pas un néant, ce n’est pas une absence,
mais la nuit célébrant le silence
s’unissant quelquefois dans l’ombre bleue et nue
à des voix sans visages consumées d’absolu …

Au coeur des poèmes
Aube lumineuse
Un matin prodigieux qui fit l’humanité
Le rossignol chanta pour fêter sa naissance,
Puis une fleur penchée comme une indifférence,
Regarda le cours d’eau qui se mit à couler
Puis des milliards de matin depuis sont revenus
Mais il est quelque part au fond d’une montagne
Une jolie fleur penchée comme une insouciance
Un cours d’eau qui s’enfuit des fentes d’un rocher,
Et des parfums si purs qu’ils vous font pleurer.
L’être humain se sent comme un somnambule,
Qui marche à la dérive du visible
Suivant un chemin,
Vers ce lieu incertain
ou le jour se fond dans la nuit.
Les jardins de lumière

Je pense aux jardins de lumière
dont les fleurs nous faisaient tant d’ombre,
Les fleurs du jardin de naguère
dans l’ombre des années lumière.

Vous, mes amis de souvenance,
Qui vous êtes noyés en moi,
seule ma nuit vous sait encore

Sur mon chemin semé d’étoiles
j’ai retrouvé le jour nouveau,
mes traces.

Tache d’encre sur page blanche,
La nuit où je m’étais perdue
s’efface.

Un soir quand renaîtra l’angoisse,
comme un chemin d’incertitude,
dans la cité d’or
à nouveau nous formerons le Cercle d’Or.