Francis Picabia


Francis-Marie Martinez de Picabia (1879-1953), peintre, graphiste, écrivain dadaïste et surréaliste.

 


Femme accroupie (1942)
 

Picabia – autoportrait

 

Biographie

Francis Picabia est une figure majeure du mouvement dada. Né le 22 janvier 1879 à Paris en France, il étude à l’École des arts décoratifs. Il subvient à ses besoins de façon illégale — il réalise des contrefaçons de la collection de son père et les vend en tant qu’originaux. Il fait partie d’un groupe de cubistes qui comprend Marcel Duchamp et Jean Metzinger, mais lorsque le groupe présente ses œuvres à l’Armory, seul Picabia est présent, ce qui lui vaut une exposition solo à la galerie Alfred Siegletz et entraîne la création de nombreuses œuvres telles que Udnie (Jeune fille américaine, Danse) (1973) qui sera sur la couverture du New York Tribune. À cette époque, il s’installe à New York, se lie d’amitié avec Man Ray, devient un dadaïste dévoué et passe des peintures cubistes colorées à des représentations d’objets mécaniques, comme dans Machine, Tournez vite (1928). Au début des années 1920, il dénonce le dadaïsme qu’il abandonne pour le mouvement surréaliste alors en plein essor. « Le monde est divisé en deux catégories : l’échec et l’inconnu », déclare-t-il. Il meurt le 30 novembre 1953 à Paris.

Le désir reste probablement l’instinct le plus universel dans l’histoire de l’être humain. Nombre d’artistes ont ainsi cherché, depuis l’Antiquité, à représenter la pulsion érotique.

Un voyage révélateur pour Francis Picabia

Francis Picabia - La Nuit espagnole

C’est lorsqu’il se rend, en 1913, à New York et qu’il présente quatre tableaux à lors d’une exposition, le Armory Show, qu’il devient mondialement célèbre. Il lance également un magazine avec Man Ray et Marcel Duchamp, 391. Ce voyage à New York marquera fortement Picabia qui qualifie la ville de futuriste et il y consacrera de nombreux tableaux comme New York et la Danseuse étoile sur un transatlantique. Il se lancera parallèlement dans des œuvres dites mécanistes, basées sur les objets de la manufacture. Lorsqu’il revient en France, Picabia entretient des relations avec des artistes tels que Tzara et se rallie au dadaïsme, de 1918 jusqu’en 1921. Ce n’est pas pour autant qu’il délaisse ses autres passions comme l’écriture et le cinéma. En 1924, il écrit un scénario délirant appelé Entracte, destiné à être diffusé lors d’une entracte pendant le ballet Relâche. Il continuera d’ailleurs de collaborer avec des ballets suédois.

Fin de vie

Après 1945, Francis Picabia se replonge dans l’abstraction et son travail devient minimaliste. Trop passionné de voitures et de jeux d’argent, Francis Picabia finit ruiné et est atteint dès 1951 d’une artériosclérose paralysante qui l’empêche de peindre. Il s’éteint en 1953 dans la maison de son enfance.

Site officiel Francis Picabia

Sources et illustrations