François Charles Cachoud 1866-1943) Artiste peintre des pays de Savoie, est un peintre connu aujourd’hui pour ses effets de nuit et ses clairs-obscurs. Ses critères artistiques sont proches de ceux de l’École de Barbizon.

François-Charles Cachoud est né le à Chambéry. Il est le fils d’un boulanger de la ville.

Il commence son apprentissage de peintre auprès de Benoît Molin à l’École de Peinture de Chambéry.

En 1883, il entre aux Ponts et Chaussées, puis suit les cours de l’École des Beaux-arts à Paris en 1889, grâce à une bourse du conseil général de la Savoie. Installé à Paris, il habite au 120, boulevard de la Chapelle.

Il vit à Montparnasse et partage avec son ami le sculpteur chambérien Mars Vallett (1869-1957), la vie d’artiste à Paris. Il devient l’élève de Jules-Élie Delaunay puis surtout de Gustave Moreau. Mars Vallett deviendra le conservateur du Musée de Chambéry en 1904, puis des Charmettes en 1907 et enfin du Musée savoisien en 1940.

Source : Galerie antiquité du Bourget–du-lac

Son œuvre oscille entre paysages, natures mortes et portraits intimistes. Ses effets de nuit et de clairs-obscurs l’ont rendu célèbre.

En 1889, il obtient le prix de la fondation Guy.

En 1891, il débute au Salon des artistes français avec Un effet de matin et reçoit un prix de la fondation Troyon pour À la nuit tombante, un bouvier et ses bœufs quittent les champs. L’année suivante, il peint Soleil couchant à Vanves, conservé depuis au musée de Chambéry, à la suite d’un legs de l’artiste].

En 1893, il obtient une mention honorable au Salon des Artistes français avec Une Matinée de septembre au lac d’Aiguebelette et reçoit le prix de l’Académie de Savoie, ainsi que son ami l’aquarelliste Ernest Filliard (1868-1933).

En 1896, il propose à la Commission d’Instruction publique présidée par Jules Daisay, conservateur du musée son tableau Soleil couchant, un coin de Chautagne, exposé au Salon. Également en 1896, une médaille de 3e classe le récompense pour Le Lac de Lamartine exposé en 1900 à l’exposition décennale au Grand Cercle d’Aix-les-Bains et médaillé de bronze lors de l’Exposition universelle de Paris de 1900.

Marié à Rosine Veleine, originaire du Pas-de-Calais, ses paysages, l’inspirent également et L’heure du grillon, son œuvre hors-concours au Salon de 1902, est achetée par le peintre américain Thomas Alexander Harrison pour le musée de Philadelphie.

Nommé peintre du ministère de la Marine, il réalise en 1901, les panneaux de décoration du paquebot La Savoie et il exécutera des affiches publicitaires et des panneaux décoratifs pour la société P.L.M.

Il est élu le 5 à l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie avec pour titre académique Correspondant.

Ce n’est qu’à partir de 1905 que son style s’oriente vers les motifs campagnards nocturnes comme la série de Nocturnes en 1908, 1911, et 1914 exposée à la galerie parisienne Georges-Petit, qui gagnant la reconnaissance de la critique est suivie par les achats officiels des musées. Il est alors surnommé Le Corot de la nuit en référence à Jean-Baptiste Corot. Il expose au Salon des artistes français jusqu’en 1940, et devient membre du comité.

Vers 1913, il se lia d’amitié avec Victor Charreton, un paysagiste de l’école lyonnaise, lui aussi attaché aux effets de crépuscule.

En 1910, son lieu d’inspiration sera sa maison de campagne, Le Grillon, qu’il fait construire à Saint-Alban-de-Montbel, village situé sur une rive du lac d’Aiguebelette où il est inhumé.

Il obtient la médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris en 1937 pour un de ses paysages nocturnes, Éclaircie, nuit de lune.

Sources : Wikipédia

 

Guillaume Apollinaire aura en 1911 à l’encontre de François CACHOUD une critique féroce. Non sans humour, il écrit : “M. Cachoud aime la nuit et le prouve en exposant un grand nombre de tableaux nocturnes chez Georges Petit. “Ça fait rêver”, dit le catalogue. Locution aimable qui signifie avant tout “ça fait dormir”. La critique du poète s’adoucira deux ans plus tard : “Si l’imagination est rarement excitée dans ce salon, le jugement peut s’y exercer de façon profitable. Les nuits lunaires de M. Cachoud prennent de l’importance, dès qu’on sait que le peintre est, comme Henri Matisse, un élève de Gustave Moreau. Aussi réductrices soient elles, ces critiques reflètent bien le parcours de François Cachoud. Celui d’un jeune savoyard devenu au fil des ans un artiste reconnu.

Celui d’un peintre considéré comme le Corot de la nuit qui tel un musicien aura su jouer avec sensibilité une partition picturale faite de nuits lunaires. Source : http://artmarines.blogspot.fr/2013/06/francois-cachoud-1866-1943.html

Découvrez l’Association “Les amis de François Cachoud“qui a pour objet de mieux faire connaître l’œuvre, la vie et la personnalité de l’artiste à travers son époque et ses contemporains, de contribuer à des publications, d’organiser des évènements, de contribuer à des manifestations, et enfin d’encourager la bonne garde de tous souvenirs le concernant tels que des photographies, des œuvres.
 

Source et lien du site : http://www.francois-cachoud.com/

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