François Cheng

La vraie beauté est élan de l’Etre vers la beauté et le renouvellement de cet élan
la vraie vie est élan de l’Etre vers la vie et le renouvellement de cet élan.

 

François Cheng (nom d’auteur, en chinois : 程抱一, « Qui embrasse l’Unité », Chéng Bàoyī en transcription phonétique pinyin), né le à Nanchang dans la province du Jiangxi, est un écrivain, poète et calligraphe chinois naturalisé français en 1971.

Biographie

François Cheng est issu d’une famille de lettrés. Après des études à l’Université de Nankin, François Cheng arrive à Paris avec ses parents en 1948 lorsque son père obtient un poste à l’Unesco. Alors que sa famille émigre aux États-Unis en 1949 en raison de la guerre civile chinoise, il décide de s’installer définitivement en France, motivé par sa passion pour la culture française.

A partir des années 1960, tout en travaillant sa thèse, il traduit des poèmes chinois en français. Il devient chargé de cours à l’Université Paris VII, puis maître de conférences et professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales jusqu’à sa retraite en 1996. 

Parallèlement à cette carrière universitaire, François Cheng publie des ouvrages sur la poésie, la calligraphie et l’esthétique chinoises. Egalement poète, il se met à écrire bien plus tard des romans dont Le Dit de Tianyi qui reçoit le Prix Fémina en 1998, ou encore L’Éternité n’est pas de trop (2002), Quand reviennent les âmes errantes (2012). Naturalisé en 1971, François Cheng a été élu à l’Académie française en 2002.

Quelques unes des œuvres de François Cheng

Cinq méditations sur la mort : autrement dit sur la vie

Quand reviennent les âmes errantes

Méditations sur la beauté, la mort et l’âme

Enfin le royaume

Entretiens avec Françoise Siri suivis de douze poèmes inédits

De l’âme – Sept lettres à une amie

« Lorsque j’ai reçu votre première lettre, chère amie, je vous ai répondu immédiatement. Avoir de vos nouvelles plus de trente ans après m’a procuré une telle émotion que ma réaction ne pouvait être qu’un cri instantané.

Votre deuxième lettre, que j’ai sous les yeux, je l’ai gardée longtemps avec moi, c’est seulement aujourd’hui que je tente de vous donner une réponse. La raison de ce retard, vous l’avez sans doute devinée, puisque votre missive contient une singulière requête : « Parlez-moi de l’âme »…

Votre phrase : « Sur le tard, je me découvre une âme », je crois l’avoir dite à maintes reprises moi même. Mais je l’avais aussitôt étouffée en moi, de peur de paraître ridicule. Tout au plus, dans quelques-uns de mes textes et poèmes, j’avais osé user de ce vocable désuet, ce qui sûrement vous a autorisée à m’interpeller. Sous votre injonction, je comprends que le temps m’est venu de relever le défi… »

 
Sources et illustrations