Jacques Higelin  l’éternel troubadour, cette bête de scène que l’on croyait éternelle …

Au revoir sifflotant au chanteur surréaliste et facétieux, dont on aurait bien vécu la vie, même en rêve !

Toujours rêveur, la tête dans les étoiles et pleine de petites histoires humaines, il veut faire de chaque rendez-vous un moment magique oscillant entre un dérisoire souriant, et parfois une gravité en filigrane.

« Le monde est trop grave pour qu’on le prenne avec gravité », disait le chanteur et poète qui a mené carrière pendant plus de cinquante ans.

Arc-en-ciel sur les épaules, arc-en-ciel dans la gorge et soleil dans la tête, juste après la pluie des mots et la rosée de l’amour, Jacques Higelin chante la tête dans les étoiles.

“Je ne suis ni content, ni pas content de vieillir. J’accepte, parce que c’est une autre évolution. Il y a plusieurs révolutions dans la vie : de bébé on passe à petit garçon, puis adolescent, jeune homme, homme mûr, et après vieil homme, vieillard… Je suis au début de ma vieillardise, et en même temps ça m’amuse beaucoup. J’apprends à rire de tout, surtout de moi.”

Et puis son insatiable envie de vivre. Sa remarquable faculté de profiter de chaque instant, jamais tiède, souvent même dans l’excès…

Eternel troubadour, il est sans trêve en croisade pour l’amour de la langue et de la poésie qui aidait à siffloter le bonheur de vivre ! Comme Charles Trenet, son ami et sa toute première référence, il est devenu ce fou chantant magnétique que l’on connaît, tout aussi facétieux et amoureux du jazz que son aîné.

Biographie :

Jacques Higelin est un auteur-compositeur-interprète et comédien français, né le à Brou-sur-Chantereine (Seine-et-Marne) et mort le à Paris.

Il a à peine 14 ans lorsqu’il auditionne au Théâtre des Trois Baudets devant Jacques Canetti. Mais Jacques Canetti ne veut pas faire travailler des enfants, il lui donne donc rendez-vous…  “dans 10 ans”.

Sans renoncer à la chanson il joue dans une comédie musicale avec Sydney Bechet, puis il s’inscrit au Cours Simon.

En 1959, il tourne dans Le bonheur est pour demain d‘Henri Fabiani. Sur ce tournage, il va faire une rencontre déterminante avec le guitariste Henri Crolla. Proche de Prévert et Mouloudji, accompagnateur ami d’Yves Montand, le musicien l’encourage à s’exprimer par la chanson. Jacques Higelin habite plusieurs mois chez les Crolla, devenus sa seconde famille. Crolla lui apprend à bien jouer de la guitare.

Durant une dizaine d’année, c’est le cinéma et le théâtre qui vont l’accaparer. il tourne dans plusieurs films (dont Bébert et l’Omnibus d’Yves Robert, 1963) ou dans des épisodes de feuilletons télés.

Tout en gardant un contact régulier avec le théâtre, il obtient un succès grandissant au fil des années et s’impose durablement sur la scène musicale française des années 1970 et 1980. Il retrouve les faveurs du public à la fin des années 2000 et continue à enregistrer des albums ainsi qu’à se produire sur scène. Connu pour sa remarquable présence scénique, il occupe aussi parfois la scène médiatique à l’occasion de certaines prises de position politiques ou militantes, notamment aux côtés d’associations de soutien aux personnes défavorisées.

Il est le père du chanteur Arthur H, du comédien Kên Higelin et de la chanteuse Izïa Higelin.

Jacques Higelin salue le public venu l’applaudir lors de son concert au Printemps de Bourges, le 3 avril 1984. AFP Photo Daniel Janin

 

« Pars, surtout ne te retourne pas
Pars, fais ce que tu dois faire sans moi
Quoi qu’il arrive je serai toujours avec toi
Alors pars et surtout ne te retourne pas »

Sources et illustrations
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