Léonard Bernstein

Célèbre pour ses comédies musicales dont West Side Story, Leonard Bernstein est un chef d’orchestre, pianiste et compositeur représentatif de l’Amérique du 20ème siècle. Nombre de ses airs sont entrés dans la mémoire collective et ont été transformés en standards de jazz.

Biographie

Léonard Bernstein est né à Lawrence dans le Massachusetts, de parents juifs ukrainiens.

Une jeunesse difficile et pauvre

Issu d’une famille pauvre de juifs russes immigrés, Bernstein, pianiste de talent, chef d’orchestre fougueux, compositeur populaire, va être, jusqu’à sa mort, l’un des personnages les plus en vue de la musique américaine.

Il était né à Lawrence, Massachusetts le 25 août 1918. Son père Sam était un modeste tailleur de cette petite ville sur la côte Est. Il venait de Rovno en Russie.

À huit ans il étonne son entourage en interprétant les mélodies traditionnelles de shtetls russes et polonais. Son père ne veut pas qu’il fasse une carrière musicale, mais les dons géniaux de Lenny étaient trop évidents pour ne pas céder.

Il apprend le piano au conservatoire de sa ville et poursuit des études brillantes (the Garrison and Boston Latin Schools.).

Diplômé d’Harvard en 1939, (c’est sans doute le compositeur contemporain le plus titré de sa génération), il étudie le piano et la direction d’orchestre (avec Fritz Reiner et Walter Piston) et l’orchestration à Philadelphie.

Pour payer ses études, il fait des arrangements musicaux sous le pseudonyme de Lenny Amber.

Chef d’orchestre et pédagogue

Leonard Bernstein dirigeant l’Orchestre philharmonique de New York (1945).

Bernstein fait ses études à l’université Harvard jusqu’en 1939, puis rencontre les chefs d’orchestre Fritz Reiner, Dimitri Mitropoulos, puis Serge Koussevitzky dont il devient l’assistant en 1940 à Tanglewood. Il est nommé chef assistant de l’Orchestre philharmonique de New York en 1943 et y fait ses débuts en remplaçant au pied levé Bruno Walter dans un programme radiodiffusé dans toute l’Amérique. Jusqu’en 1951, il revient à Tanglewood pour se consacrer à l’enseignement de la direction et de la composition.

En 1954, il devient célèbre en dirigeant le Symphony of the Air Orchestra à la télévision lors de la célèbre série d’émissions Omnibus (Émission télévision). De 1958 à 1972, il présente les Young People’s Concerts à la télévision, émissions au cours desquelles il démontre toutes ses qualités de pédagogue auprès d’enfants et de jeunes gens à qui il fait découvrir la musique classique en l’émancipant d’un certain académisme. L’éclectisme de son œuvre et de ses interprétations est du reste dans cette ligne vouée à élargir au grand nombre le goût dit classique. En parallèle, il introduit dès 1961 les concerts de Young Performers, où de jeunes solistes sélectionnés sur audition ont la chance de se produire avec orchestre, sous la direction de Bernstein ou de chefs assistants.

Il est nommé directeur musical de l‘Orchestre philharmonique de New York de 1958 à 1969 et acquiert une réputation internationale d’une part comme chef d’orchestre et d’autre part comme compositeur notamment de la comédie musicale West Side Story (1957).

En avril 1967, il présente Inside Pop – The Rock Revolution, documentaire sur les genres pop-rock, produit par la CBS. En 1973, il présente pour la télévision six conférences, les Norton Lectures, depuis l‘Université Harvard où il fut titulaire d’une chaire de poésie. Durant les années 1970-1980, il fut invité régulièrement par l’Orchestre National de France avec lequel il enregistra plusieurs disques de musique française. À la fin des années 1980, il accepte de prendre en main l’orchestre du Festival du Schleswig-Holstein (Allemagne) et y donne des cours magistraux de direction d’orchestre.

En 1987, il célèbre le centenaire de Nadia Boulanger au Conservatoire Américain de Fontainebleau, avec une masterclasse prodigieuse.

Le 25 décembre 1989, il dirige au Schauspielhaus (actuel Konzerthaus) de Berlin-Est une Neuvième Symphonie de Beethoven réunissant des musiciens du monde entier, pour fêter la chute du mur de Berlin. En juillet 1990, il participe à la création du Pacific Music Festival (Japon) dont il dirige l’orchestre de jeunes. Ce sera l’un de ses derniers grands projets. Son ultime concert se déroula le 19 août 1990, à la tête du Boston Symphony Orchestra.

Collaborations et répertoire

Chef d’orchestre réputé pour son énergie fulgurante tant aux répétitions qu’aux concerts, il a dirigé les plus grandes formations de ce monde : outre le Philharmonique de New York, il a dirigé très fréquemment l’Orchestre philharmonique d’Israël, l’Orchestre philharmonique de Vienne (où il eut du mal à faire accepter la musique de Mahler), l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam, l’Orchestre symphonique de la radio bavaroise et l’Orchestre national de France. Il n’eut qu’une seule collaboration avec l’Orchestre philharmonique de Berlin, dont témoigne l’enregistrement live de la 9e symphonie de Mahler en 1979. En Grande-Bretagne, il ne collabora qu’une seule fois avec le BBC Symphony Orchestra, en 1982. Au début de sa carrière, il enregistra en 1946 le Concerto en sol de Ravel avec le tout nouveau Philharmonia Orchestra ; mais c’est essentiellement avec le London Symphony Orchestra qu’il se produisit sur le sol britannique.

Éclectique, son répertoire brassait plus de trois siècles de musique, de Bach aux auteurs de son temps. Fervent interprète du répertoire germanique (Beethoven, Schumann, Mahler, etc.), il s’est intéressé de très près à Jean Sibelius, Dmitri Chostakovitch, et fut un grand interprète de la musique d’Igor Stravinski.

Il a présenté, souvent en première audition, des œuvres de Charles Ives, Lukas Foss, Ned Rorem, Aaron Copland, William Schuman et David Diamond.

Compositeur

Compositeur prolifique, il est l’auteur de trois symphonies, deux opéras, parmi un très grand nombre d’autres œuvres. Mais ce qui caractérise principalement Bernstein, c’est son aisance à passer d’un style à l’autre : du jazz (West Side Story, Wonderful Town), au blues-gospel (Mass), en passant par certaines pointes de dodécaphonisme (dans ses premières œuvres, cependant reniées par la suite).

Ses œuvres principales sont :

On the Town (Musical), 1944
Trouble in Tahiti (opera in one act), 1952
On the Waterfront (film score), 1954
Candide (operetta), 1956
West Side Story (musical), 1957
Mass (théâtre pièce for singers, players and dancers), 1971
Dybbuk (ballet), 1974
A Quiet Place (opéra en deux actes), 1983
Symphony No. 1, Jeremiah, 1944
Symphony No. 2, The Age of Anxiety, (d’après W. H. Auden) pour Piano and Orchestre, 1949
Symphony No. 3, Kaddish, pour Orchestre, Chœur mixte, Chœur d’enfants, Narrateur et Soprano Solo, 1963
Dybbuk, Suites No. 1 et 2 for Orchestra, concert premières 1975
Halil, nocturne pour Solo Flûte, Piccolo, Alto Flûte, Percussion, Harp and Strings, 1981
Hashkiveinu pour Solo Tenor, Mixed Chorus and Organ, 1945
Chichester Psalms pour Contreténor, Choeur mixte, Organ, Harpe et Percussion, 1965

Sources :
YouTube
 

« Mon contact avec la musique est une étreinte totale ! » L.Bernstein

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