Paul Gauguin

 Par Paul Gauguin

Paul Gauguin, né le à Paris et mort, le , à Atuona, Hiva Oa, aux îles Marquises, est un peintre postimpressionniste. Chef de file de l’École de Pont-Aven et inspirateur des nabis, il est considéré comme l’un des peintres français majeurs du XIXe siècle, et l’un des plus importants précurseurs de l’art moderne avec Klimt, Cézanne, Munch, Seurat et van Gogh.

Son père décède lors du voyage, et Paul reviendra à Paris six ans plus tard avec sa mère et sa sœur. De cette petite enfance en exil en Amérique Latine, il gardera toujours le goût du voyage et de l’exotisme.

Dans le sillage des impressionnistes

Durant les années 1874-1886, Paul Gauguin allait se mouvoir dans le sillage du mouvement impressionniste.

En tant que collectionneur, il se montra audacieux achetant très tôt des œuvres de Pissarro, Manet, Monet, Renoir, Sisley, Guillaumin, Cassatt, Degas et Cézanne. Il gagnera particulièrement l’amitié de Pissarro et de Degas, ce dernier restant, en dépit d’une brouille passagère, l’un de ses plus ardents défenseurs, lui achetant à plusieurs reprises des toiles.

En tant que peintre, sa peinture restera très proche de celle de son mentor, Pissarro, jusque vers 1883. Il devra à l’impressionnisme son sens de la lumière de plein air, la luminosité de ses couleurs, et son indépendance à l’égard des conventions.

Gauguin, peintre à part entière

Après le krach de 1882, Paul Gauguin quitte son emploi et décide de « peindre tous les jours » et de se consacrer à cet art qu’il pratique depuis longtemps en « talentueux peintre du dimanche« . Ayant décidé de vivre exclusivement de son art, sa situation financière se détériore rapidement. Gauguin part vivre avec sa famille à Rouen, et huit mois plus tard, sans le sou, est contraint de partir vivre dans la famille de sa femme, avec ses cinq enfants au Danemark.

Là, Paul Gauguin, incompris de sa belle-famille, se décourage rapidement et décide finalement de revenir vivre à Paris avec Clovis, un de ses fils. Ils y vivront dans un grand dénuement, souvent gagnés par la maladie, mais toujours aidés par Schuffenecker, l’ami fidèle. Quoique gagnant peu d’argent en vendant ses tableaux, Gauguin voit ses œuvres souvent favorablement accueillies par la critique

Gauguin participa à la huitième et dernière exposition des Impressionnistes en 1886, dont Monet, Renoir, Sisley et Caillebotte étaient absents, laissant Degas et Pissarro imposer leurs protégés respectifs, en particulier Seurat et Signac pour Pissarro.

L’ année 1886 peut être considérée comme la dernière année du groupe des impressionnistes, qui va, encore davantage, éclater dans différentes directions, que l’on regroupera sous le vocable « post-impressionnisme ».

La Seine au Pont d’Iena, temps neigeux – 1875

Vegétation tropicale, Martinique – 1887

Sources et illustrations