Philippe Léotard

Biographie :

Ange Philippe Paul André Léotard-Tomasi, né le 28 août 1940 à Nice et mort le 25 août 2001 à Paris, est un acteur, poète et chanteur français. Il a tourné dans plus de 70 films.

La fratrie compte sept enfants, quatre filles, puis trois garçons dont Philippe est l’aîné. Il est le frère de l’homme politique François Léotard, le fils du maire de Fréjus, André Léotard, et le petit-fils du pionnier de la photographie, Ange Tomasi. Il est le descendant direct de la sœur de Charlemagne et arrière-arrière-petit-neveu du clown Léotard qui fonda le cirque Bouglione et inventa l’art du trapèze volant et le justaucorps des danseuses.
Enfant, il est atteint de la maladie de Bouillaud, qui le cloue au lit, chez sa grand-mère à Ajaccio. Cette épreuve est pour lui l’occasion de lire beaucoup en puisant dans la bibliothèque familiale. Il lit les poètes et il aime particulièrement Baudelaire, Lautréamont, Rimbaud, Cendrars… Il lit Victor Hugo, Flaubert

Dans un livre intitulé À mon frère qui n’est pas mort, publié en 2003, François Léotard rend hommage à Philippe. Il évoque leur enfance, et dit son amour pour les femmes, l’alcool, la nuit. S’adressant à son frère qui était doué d’une grande imagination, aimait à raconter des histoires et se sentait capable d’incarner tous les rôles, François Léotard écrit : « […] faussaire au grand jour et tu l’étais un peu plus que d’autres, racontant la Légion où tu n’avais jamais mis les pieds, les aigles de notre grand-père qui volaient dans ta tête seule. »

Le chanteur Claude Nougaroa dit à propos de lui :

« J’aime les grands brûlés. Eux seuls répandent cette poignante odeur des fraîcheurs primordiales. J’aime les grands acteurs, avec un seul rôle, celui de leur vie à tenir, à claquer, à brandir. J’aime les saints, leurs couronnes d’épines brillantes des rosées de l’âme. J’aime certains hommes, ceux qui savent que la seule liberté que nous possédons, c’est de choisir ses barreaux. J’aime les poètes, qui claudiquent sur les marelles du mystère d’être, et qui chantent des mots de moelle et de sang à travers tous les bâillons du monde. Je t’aime, Philippe Léotard. »

Discographie

  • avant 1970 : Les citations du président Mao Tse-Toung, texte dit par Philippe Léotard, Marie Danièle et Jean-Marie Verselle; produit par Didier Appert; Collection Connaissance de la Pensée Universelle no 1
 
Produit par Éric Gleizer, arrangements et réalisation de Philippe Servain,Gorgone productions.
 
Complainte corse
Madame
Jolie groupie
Souviens-toi
Quinquagénaire
Papa tu parles trop, chante si tu as le blues !
Le Pou se fout de tout
Le Bateau ivre
Nos chagrins
Faut que j’te cause
Verrà la morte…
Ancien combattant

Mes amis partis, je me mange les mains.
C’est comme un mois de mai qui tue avant sa fin
celui qui portait les fleurs
 

 

On connaît le temps à son air;
il n’efface pas ce qu’il cache.
Je vous tiendrai lieu de chair.

Je vous embrasse sous les lèvres,
comme un amant rêve,
fuyant le front du bout du coeur.

Vous savez, rien ne me blesse,
jamais je ne caresse
les mots obscurs.
Je suis sûr comme on dure.

Qu’on ne frappe plus à mon coeur
ce n’est que de mes coups qu’il bat.
La porte était ouverte,
mais mon sang vous mentira.
Mon âme n’est même pas à moi,
et si ma vie vous est offerte,
elle est sous les pierres.
Entrez: vous ne trouverez pas la lumière,
cachée derrière.

La vie ment au songe.
Mes amis partis,
je me moque de moi.

Extrait de son livre “Portrait de l’artiste au nez rouge

Sources et illustrations :
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